Incontro fra il Consiglio di Stato e la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf

Incontro fra il Consiglio di Stato e la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf

Il Consiglio di Stato ha ricevuto oggi a Bellinzona la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf, direttrice del Dipartimento federale delle finanze, accompagnata da Jacques de Watteville, Segretario di Stato per le questioni finanziarie internazionali, e Mario Gattiker, Segretario di Stato della migrazione per il Dipartimento federale di Giustizia e Polizia.

Le parti si sono reciprocamente aggiornate in vista della sottoscrizione del negoziato tra Svizzera e Italia sulla fiscalità dei lavoratori frontalieri, che – come previsto dalla Roadmap firmata dai due Paesi il 23 febbraio scorso a Milano – sostituirà quello del 1974. La Consigliera federale ha illustrato lo stato dei lavori e sono state discusse alcune questioni ancora aperte.
Le parti si sono dette unanimi sulla necessità di ottenere un risultato equilibrato, che veda distribuiti equamente su entrambi i lati della frontiera i benefici finanziari e permetta di migliorare le condizioni di riferimento per l’economia e il mercato del lavoro, come sempre auspicato dal Consiglio di Stato. Un giudizio finale sull’accordo potrà comunque essere espresso solo una volta conclusi i negoziati.

Durante l’incontro sono inoltre state discusse alcune altre questioni considerate prioritarie e sulle quali, al momento, sono impegnate le autorità federali:

  • Fiscalità – Imposizione corretta delle prestazioni transfrontaliere di servizi; 
  • Sicurezza – Casellario giudiziale, cooperazione tra servizi di immigrazione e Polizia; 
  • Dogane – Corpo guardie di confine e cooperazione con la Polizia cantonale.

L’appuntamento odierno si inserisce nella serie di incontri fra la direttrice del DFF e i rappresentanti delle autorità ticinesi, iniziata con l’avvio dei negoziati fiscali con l’Italia nel 2012. Le parti hanno convenuto di organizzare una nuova riunione alla conclusione delle trattative, durante la fase di valutazione del risultato negoziale.

«La situation au Tessin est critique»

«La situation au Tessin est critique»

Da AGEFI.COM l Norman Gobbi. Le président du gouvernement tessinois estime que son canton doit pouvoir appliquer des mesures extraordinaires au marché de l’emploi. Interview: Grégoire Barbey

Plusieurs partis ont récemment émis des propositions pour améliorer la situation du marché de l’emploi tessinois dans le cadre des élections fédérales du 18 octobre (L’Agefi du 5 août). Le vote massif des Tessinois en faveur de l’initiative sur l’immigration l’an dernier a également envoyé un message très clair au reste de la Suisse quant aux difficultés de la région à faire face à la libre circulation des personnes. L’Agefi a rencontré Norman Gobbi, actuel président du Conseil d’Etat tessinois, afin d’évoquer les raisons qui font que son canton peine à contrôler son marché du travail.

Comment qualifieriez-vous la situation de l’emploi au Tessin?

Pas dramatique mais critique. Si on regarde les chiffres officiels du taux de chômage, c’est vrai que le Tessin n’est pas le canton avec la situation la plus difficile à ce niveau. Mais si l’on compte non seulement les personnes au chômage mais aussi celles à l’aide sociale parce qu’elles n’ont plus droit à l’assurance chômage, ce taux augmente. L’aide sociale est d’ailleurs l’un des problèmes financiers le plus important pour les communes tessinoises. A Lugano, le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale est pratiquement le double de la moyenne cantonale. La ville environ 30% à 40% des personnes à l’aide sociale du Tessin, alors qu’elle ne compte qu’environ 20% des résidents du canton.

Quels sont selon vous les principaux problèmes liés à la libre circulation des personnes?

Ces dernières années, le canton du Tessin a été le champion suisse en matière d’introduction des contrats-types de travail. C’est bien la preuve que le malaise et surtout les abus dans le marché du travail sont bien présents. L’introduction d’un contrat type de travail dans un secteur économique n’intervient qu’après de longues inspections et vérifications donnant des données très claires quant aux abus salariaux dans certaines branches. Le Tessin a notamment dû introduire ces contrats types de travail pour les employés de commerce des cabinets d’avocats et les informaticiens. On compte actuellement 14 secteurs économiques au Tessin concernées par des contrats types de travail. La concurrence déloyale est très présente dans la région. Prenons un exemple: un jeune ingénieur qui sort de l’école polytechnique fédérale pourra attendre un salaire d’au moins 5000 à 6000 francs. Le même qui s’est formé à Milan ne pourra guère compter sur plus de 1200 euros en Italie. Et pourtant la formation délivrée à Milan est aussi de qualité. Il s’agit donc bien d’une concurrence déloyale. Les attentes salariales des licenciés universitaires italiens sont moins élevées par rapport à celles des Suisses, de même par rapport aux employés de commerce suisse. C’est à cause de telles situations que nous avons dû introduire autant de contrats types de travail.

Pensez-vous que le Conseil fédéral doit faire le nécessaire pour préserver la libre circulation des personnes ou au contraire doit-il la dénoncer?

Le peuple tessinois a toujours voté contre les bilatérales et leur extension. Avec le 9 février 2014, ce signal était clairement contre la libre circulation comme nous la connaissons aujourd’hui.

Mais quelle est la position du Conseil d’Etat tessinois sur la question?

La mienne est bien claire contre la libre circulation, mais la majorité du Conseil d’Etat veut bien maintenir la voie bilatérale. Nous avons toutefois fait une proposition durant la procédure de consultation sur le projet d’application de l’initiative du 9 février – et nous étions unanimes: il faudrait prévoir une clause de sauvegarde pour protéger le marché du travail contre la concurrence déloyale dans un régime de libre circulation des personnes. Cette clause de sauvegarde devrait pouvoir s’appliquer au niveau régional, étant donné que nous n’avons pas un marché du travail national, mais des réalités régionales fort diverses. L’Union européenne connait des clauses de transition et des clauses de sauvegarde: ce sont des mécanismes qui permettent de tenir compte du fait que des grandes différences économiques subsistent en dépit du marché unique.

Le Conseil d’Etat est-il en mesure de régler le problème seul ou a-t-il besoin d’un soutien des autorités fédérales?

C’est bien clair, nous avons besoin de bases légales et ce sont surtout des bases légales fédérales. Nous avons également demandé davantage d’attention de la Confédération à l’égard du Tessin parce que notre situation est particulière. Cela impliquerait des instruments spécifiques pour faire face au contexte unique du Tessin en Suisse: c’est la seule région du pays qui s’imbrique directement dans une grande métropole européenne. Avec plus de 60.000 travailleurs frontaliers italiens, si l’on considère que le Tessin est une grande entreprise, alors c’est l’employeur privé le plus important d’Italie! Cela donne quand même la dimension du problème qui se pose à notre marché du travail: un travailleur sur quatre est frontalier et un travailleur sur deux est étranger.

Pourquoi la pression sur les prix, selon vous, est beaucoup plus forte dans votre canton qu’ailleurs?

J’oserai affirmer que nulle part ailleurs en Europe nous avons des différences économiques sur la frontière aussi grandes comme le long de la frontière italo-suisse: un repas à Lugano coute deux à trois fois ce qu’il couterait à Como ou à Varese.

Les montants des sanctions infligées aux entreprises pratiquant le dumping salarial sont plutôt faibles. Le gouvernement ne devrait-il pas proposer de changer cela?

C’est mieux de mettre en place des mesures préventives que des mesures répressives. Il faudrait par exemple introduire une voie préférentielle pour les employés locaux. Et surtout des mesures de protection du marché du travail comme la systématisation des contrats types de travail (une requête que nous avons faite il y a des années à la Confédération). Il faut du temps pour contrôler les entreprises. En plus de cela, certains travailleurs italiens sont très malins. Ils produisent des feuilles de salaire en prétendant qu’ils travaillent à 50% pour 2500 francs alors qu’en vérité ils sont engagés à plein temps. On a aussi vu des cas où des frontaliers déclaraient des salaires de 6000 francs. Mais ils n’avaient été payés qu’une fois en trois mois. Soit 2000 francs par mois. Les Italiens ne sont pas des Européens comme les autres: ils appliquent de façon beaucoup plus souple les règlements de l’Union européenne.

Vous aviez proposé il y a quelques mois de fermer les frontières. Cela règlerait le problème, d’après vous?

Non. Ma proposition était surtout liée à la question de la migration de pays extra-européens. Fermer la frontière permettrait surtout de contrôler les flux migratoires. La moitié des gens qui entrent en Suisse pour présenter une demande d’asile passent par Chiasso. La pression est donc aussi forte dans ce domaine. Heureusement que le système suisse fonctionne bien: la prise en charge est directe et les migrants sont bien répartis entre les cantons.

Les Tessinois ont semble-t-il souvent l’impression d’être ignorés par le Conseil fédéral. Votre proposition visant justement à fermer les frontières n’avait-elle pas pour objectif de sous-entendre que votre canton pourrait prendre son indépendance par rapport à la Confédération?

Non. Je l’ai dit pendant la visite du Conseil fédéral au Tessin en juillet. Les Tessinois ont toujours dit qu’ils sont libres et Suisses. Il y a chez nous un puissant amour de la liberté et une grande loyauté à l’égard de la Suisse. Mais c’est vrai que cela fait plus de 15 ans que le Tessin n’a plus de conseiller fédéral. Dans une situation aussi sensible que la nôtre, le fait que le canton le plus loin – du point de vue culturel et économique – ne soit pas représenté au gouvernement constitue de plus en plus un problème.

Vous espérez avoir un conseiller fédéral tessinois après les élections fédérales de cet automne?

Il faudra voir si la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf sera réélue au Conseil fédéral. Cela dépendra du résultat des élections. Et ce seront de toute manière les partis représentés à l’Assemblée fédérale qui prendront cette décision.

A ce stade, qu’est-ce que le Conseil d’Etat envisage pour améliorer la situation du marché de l’emploi?

Nous agissons notamment à travers l’activité de contrôle. Le Département des institutions – dont j’ai la charge – a mis sur pied un projet pour créer une police du travail. Ce qui signifie intensifier la collaboration entre tous les services cantonaux pour augmenter la pression contre le travail au noir et les abus salariaux. Sans oublier une campagne de sensibilisation à l’égard des employeurs.

Ce sont les frontaliers le cœur du problème ou l’absence de mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, selon vous?

Les deux. Jusqu’à la fin des années 1990, les problèmes du Tessin étaient limités. Les frontaliers étaient habituellement engagés dans des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, les structures hospitalières et de la santé ainsi que la construction et l’industrie à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, le Tessin compte de nombreux frontaliers dans les banques, dans les assurances et dans les cabinets d’avocats. En effet, le nombre de frontaliers travaillant au Tessin a doublé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. C’est donc bien une situation de concurrence avec les travailleurs locaux: une évolution qui a sensibilisé les Tessinois à cette situation.

Comment voyez-vous l’évolution du marché du travail tessinois ces prochains mois?

Je dis toujours que si l’Italie va bien, le Tessin va mieux. Malheureusement l’économie italienne ne donne pas de grands signes de reprise. Si l’on pense qu’environ 200.000 jeunes italiens sont partis ces cinq dernières années à Londres pour y travailler, c’est bien un signal que l’Italie – comme dans les années 1950 et 1960 – est un pays exportateur d’employés. La situation problématique du canton Tessin va donc demeurer la même tant qu’il n’y aura pas eu de mesures concrètes de la part de la Confédération.

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2015-08-17/article/norman-gobbi-le-president-du-gouvernement-tessinois-estime-que-son-canton-doit-pouvoir-appliquer-des-mesures-extraordinaires-au-marche-de-lemploi-404657.html

Tessiner Hilferuf als Stimmenfänger

Tessiner Hilferuf als Stimmenfänger

Da NZZ.CH l Zum grossen Ärger Italiens müssen Grenzgänger im Tessin seit April Auszüge aus dem Strafregister vorweisen. So setzt Lega-Staatsrat Gobbi ein typisches Malaise geschickt in Szene – auch mit Blick auf die nationalen Wahlen.

«Avviso» (Hinweis) steht mit augenfällig roter Schrift auf der Internet-Seite der Tessiner Einwohnerkontrolle. Alle Ausländer, die eine Aufenthaltsbewilligung B oder G erhalten oder erneuern wollen, müssen seit April mehr Aufwand betreiben. Sie haben einen Auszug aus dem Strafregister ihres Landes in Kombination mit einem Beleg über laufende Verfahren vorzulegen; beide Papiere dürfen höchstens drei Monate alt sein. «B» steht für eine zunächst befristete Aufenthaltsbewilligung für Ausländer, die länger in der Schweiz bleiben wollen, «G» steht für Grenzgänger. In beiden Fällen sind vor allem Italiener betroffen – insbesondere die «Frontalieri», da über 60 000 von ihnen täglich zur Arbeit ins Tessin strömen.

Die Verschärfung verfügte in eigener Kompetenz der Chef des Tessiner Justiz- und Polizeidepartements Norman Gobbi. Der beliebte Exponent der Lega dei Ticinesi begründete dies mit dem Missbrauch des freien Personenverkehrs. Gobbi erwähnte unter anderem einen der Mafia nahestehenden italienischen Arbeiter sowie einen vorbestraften B-Aufenthalter, der an einem Raubüberfall teilgenommen haben soll. Damit stellte der Tessiner Magistrat einen Zusammenhang her mit der seit langem bestehenden Angst vor Kriminaltourismus aus Italien, aber auch mit der Masseneinwanderungsinitiative. Ausserdem müssen die Grenzgänger mehr Quellensteuer bezahlen: Letztes Jahr hatte der Tessiner Grosse Rat entschieden, den betreffenden Steuerfuss auf Gemeindeebene von 78 auf 100 Prozent zu erhöhen, um Mehreinnahmen von jährlich 20 Millionen zu generieren.

Italien reagiert verstimmt
Kein Wunder gibt es zwischen dem Tessin und Italien wieder laute Misstöne. Rom lud den Schweizer Botschafter vor, und die beiden Exponenten der lombardischen Lega Nord, Roberto Maroni und Lara Comi, zeigten sich hoch erbost: Beide stammen aus dem Grenzgebiet zur Schweiz und zählen viele Grenzgänger zu ihren Wählern. Italien wirft der Schweiz vor, dass der Kanton Tessin Bestimmungen zur Personenfreizügigkeit missachte und die Grenzgänger gängle. Daher strengt Rom bei der EU-Kommission ein Verfahren gegen die Schweiz an. Als Präsident der Region Lombardei erinnerte Maroni das Tessin an dessen starke Abhängigkeit von den Frontalieri, und EU-Parlamentarierin Comi drohte als ultima ratio mit einem Gang vor den Europäischen Gerichtshof.

Vor allem Letzteres bleibt aus juristischer Sicht bloss heisse Luft. Doch der Ärger Italiens zeigt die Sensibilität, mit welcher man jede Änderung bei der Behandlung der Grenzgänger im Tessin reagiert. Dies weiss auch Bern, das seit der Unterzeichnung des Doppelbesteuerungsabkommens mit Italien letzten Februar das Tauwetter zwischen den beiden Staaten weiter fördern will. Das Staatssekretariat für Migration erklärte Gobbis Vorgehen als unvereinbar mit dem europäischen Gemeinschaftsrecht und forderte diesen auf, seine Massnahme rückgängig zu machen. Bundespräsidentin Simonetta Sommaruga betonte Anfang Juli während des Bundesratsausfluges in Bellinzona, eine Konfrontation ergebe keinen Sinn.

Gobbis Antwort hat das Zeug zum Bonmot: Kein Grenzgänger habe bisher Rekurs gegen die systematische «vorläufige Polizeimassnahme» eingereicht. Weiter ermutigt fühlt sich Gobbi laut dem «Corriere del Ticino» durch die Rechtskommission des Kantonsparlaments. Diese erwägt die Empfehlung, einen Vorstoss des Lega-Nationalrats Lorenzo Quadri von 2008 wieder aufzugreifen und nach Bern zu tragen, der Ähnliches verlangte – mit dem Hintergedanken, diesen Punkt in die Verhandlungen mit Brüssel über die Umsetzung der Einwanderungsinitiative einzubringen. Doch das wirkt gar sehr optimistisch, hat doch der Nationalrat im Mai eine Motion Quadris abgelehnt, in welcher der Legist seinen eigenen Vorstoss von 2008 aufgreifen wollte. Dazu kommt, dass 2013 auch die Tessiner FDP eine ähnliche Motion auf Kantonsebene einreichte, die vom Staatsrat und damit auch Gobbi abgewiesen sowie von Bundesbern kritisiert wurde.

Gobbi macht gezielt Druck
Regierungsrat Gobbi gehört zum pragmatischen Flügel der rechtspopulistischen Lega und gilt als umsichtiger Staatsmann. Warum also prescht er heuer auf diese Weise vor? Er gibt dem typischen Tessiner Malaise Ausdruck: Jede vierte Arbeitsstelle im Südkanton wird von einem «billigen und willigen» Grenzgänger besetzt, und die stetig wachsende Zahl der Frontalieri bewirkt immer massiveres Dumping punkto Lohn- und Arbeitsbedingungen – auch für heimische Arbeitskräfte. Dazu gesellen sich der zunehmende Kriminaltourismus aus Italien sowie das Gefühl, Bundesbern stehe den Forderungen des Tessins, dessen spezifische Probleme zu lösen, wieder einmal ablehnend gegenüber. Weil zudem das Tessin am 9. Februar 2014 die Einwanderungsinitiative mit 68,2 Prozent am deutlichsten von allen Kantonen annahm, haben besagte Forderungen seither zugenommen. Es handelt sich um verklausulierte Hilferufe an Bundesbern.

Mit seinem neuesten Hilferuf übt Staatsrat Gobbi aber auch Druck aus, was die konkrete Ausarbeitung des neuen Grenzgängerabkommens betrifft. Dieses ist an das Doppelbesteuerungsabkommen gekoppelt, welches Bern und Rom Ende Februar 2015 unterschrieben, und soll aufgrund einer rigoroseren Besteuerung möglichst viele Frontalieri abschrecken. Für Tessiner Begriffe geht die Ausarbeitung zu schleppend voran. Weil nun die Lega und die Tessiner SVP punkto nationale Wahlen im Herbst eine Listenverbindung eingehen und den Schwerpunkt auf die Umsetzung der Einwanderungsinitiative legen, erscheint Gobbis Vorpreschen als geschickter Schachzug im Wahlkampf. Doch den Hilferuf auch als Stimmenfänger einzusetzen hat indes einen Nachteil: Kaum hat sich dank dem Steuerabkommen die langjährige Verstimmung zwischen Bern und Rom gemildert, erklingen neue Misstöne – die Lega frönt bei internationalen Befindlichkeiten ihrer alten Provokationslust.

Eine erste Bilanz über seine vorläufige Massnahme will Gobbi im Herbst ziehen. Ob vor oder nach dem nationalen Wahlsonntag, bleibt abzuwarten.

http://www.nzz.ch/schweiz/tessiner-hilferuf-als-stimmenfaenger-1.18590207

Tessin geht beim Grenzgänger-Streit auf Konfrontationskurs

Tessin geht beim Grenzgänger-Streit auf Konfrontationskurs

Da SRF.CH l Italienische Grenzgänger müssen einen Strafregisterauszug vorweisen, wenn sie im Tessin arbeiten wollen. Mit dieser Vorgabe werde die Personenfreizügigkeit in Europa missachtet, empören sich italienische Politiker. Sie verlangen, dass Brüssel und Bern eingreifen. Das Tessin zeigt sich unbeeindruckt.

Die Kritik aus Italien lässt den Tessiner Regierungspräsidenten Norman Gobbi (Lega) kalt. Die Regelung mit dem Strafregisterauszug ist sein Wahlkampf-Versprechen und soll das Tessin sicherer machen. Gobbi will sich von niemandem reinreden lassen: «Wir sind der Meinung, dass der Grosse Rat und mein Departement Entscheide gefällt haben, die in unseren Kompetenzen liegen – und nicht in denjenigen von Bern oder Brüssel.»

Regierungspräsident Norman Gobbi bleibt beim Beschluss des Grossen Rats und seinem Departement. Keystone
Auf die Frage, ob das Vorlegen eines Strafregisterauszugs diskriminierend sei, antwortet Gobbi: «Diejenigen, die direkt betroffen sind – also Ausländer, die eine B-Bewilligung und einen Grenzgänger-Ausweis beantragen – haben nie Rekurs eingelegt oder ein Verfahren angestrengt.»

«Wir haben keine Angst vor Italien»

Die Grenzgänger wehren sich nicht gegen die einzigartige Regel im Tessin. Für den Regierungspräsidenten Beweis genug, dass die Regel rechtens ist. In den sozialen Medien findet sie tatsächlich kein Widerhall – umso mehr aber bei italienischen Politikern. Einer von ihnen äusserte sich kürzlich, die 60’000 Grenzgänger, die täglich ins Tessin arbeiten gehen, sollten einfach einen Tag zuhause bleiben. So werde man die Tessiner schon in die Knie zwingen.

Eine Drohung, aber in den Ohren von Regierungspräsident Gobbi reine Polemik: «Wir haben keine Angst. Italien ist bereits in einer finanziellen Notlage. Monatlich belaufen sich die Löhne auf etwa 200 Millionen Euro – dieses Geld haben die Region Lombardei und Italien nicht.»

Auch Bundesbern ist düpiert

Aus Sicht des Lega-Politikers ist klar: Die reiche Schweiz, das verhältnismässig reiche Tessin, sitzt am längeren Hebel, weil hier Arbeitsplätze vorhanden sind, die in Italien fehlen. Gobbi betont, er habe keine Angst. Auch nicht von allfälligen Massnahmen des Bundes. Dieser ist gar nicht erfreut über diese eigenwillige Tessiner Sonderregel.

Im Gegenteil: Sie verletze das Personenfreizügigkeits-Abkommen mit der EU und sollte darum eingestellt werden. «Wir stehen mit Bern im Dialog», sagt Gobbi. Der Regierungspräsident macht aber klar, dass das Tessin nicht klein beigeben wird.

http://www.srf.ch/news/schweiz/tessin-geht-beim-grenzgaenger-streit-auf-konfrontationskurs

“Il Ticino si difenda da solo”

“Il Ticino si difenda da solo”

Da RSI.CH l La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni. Rapporti con l’Italia, la Lega lancia una petizione e denuncia: Berna non ha spiegato le nostre ragioni.

La convocazione alla Farnesina dell’ambasciatore svizzero, e soprattutto la mancata difesa della posizione ticinese da parte di quest’ultimo, irritano la Lega dei Ticinesi, che denuncia la “debolezza elvetica nei confronti dell’Italia” e lancia una petizione.

“Invece di scusarsi”, si legge in un comunicato, “Kessler avrebbe dovuto difendere le motivazioni che hanno portato il consigliere di Stato Norman Gobbi ad introdurre l’obbligo di presentazione dell’estratto del casellario giudiziale per gli stranieri che vogliono vivere o lavorare in Ticino.

La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni e sarà volta a esprimere sostegno al contestato provvedimento: “il Ticino si deve difendere da solo”, tuona il movimento di Via Monte Boglia.

L’UDC, “Italia inadempiente”: Sulla vicenda ha preso posizione anche l’UDC, a “a bocca aperta” per il passo diplomatico intrapreso da Roma e “interdetta” per l’atteggiamento di Berna, “sempre più in balia delle minacce di uno Stato inadempiente su svariati dossier”.

Frontalieri, l’Italia alza la voce

Frontalieri, l’Italia alza la voce

Da RSI.CH l La Farnesina convoca l’Ambasciatore svizzero: “Profonda insoddisfazione”. Gobbi replica sul casellario: “Finora nessun ricorso”

Il Segretario Generale della Farnesina, Michele Valensise, ha convocato martedì l’Ambasciatore svizzero Giancarlo Kessler per esprimergli la viva preoccupazione italiana per le misure introdotte dalle autorità cantonali ticinesi a carico dei lavoratori frontalieri italiani, in particolare per la richiesta del casellario giudiziale per il rilascio dei permessi di dimora e di lavoro e per il moltiplicatore d’imposta. Lo rende noto la Farnesina.
In una nota, il ministero degli esteri ricorda che “si tratta di misure in violazione dell’accordo europeo sulla libera circolazione delle persone del 1999, palesemente discriminatorie nei confronti di cittadini italiani e in contraddizione con l’eccellente stato delle relazioni bilaterali”. Il Segretario Generale – si aggiunge – “ha chiesto un sollecito, rinnovato impegno delle autorità di Berna per porre termine a una situazione che suscita profonda insoddisfazione in Italia”.

Secondo la Farnesina, “Kessler ha confermato che le autorità federali svizzere considerano tali misure incompatibili con gli obblighi derivanti dall’accordo e ha assicurato che avrebbe tempestivamente informato le sue autorità sul crescente rilievo della questione per l’Italia e sulle aspettative di una sua rapida soluzione”.

“Faccio notare semplicemente due cose”, commenta al sito della RSI il presidente del Governo ticinese Norman Gobbi. “La prima: da quando è stata introdotta la richiesta del casellario nessuno ha mai interposto ricorso. La seconda: l’Italia dovrebbe comunque porsi la domanda sul perché ogni giorno, nonostante tutto, 60’000 lavoratori frontalieri vengono a lavorare in Ticino, e, annualmente, migliaia di italiani scelgono il Ticino come dimora”.

ansa/joe.p.

Gobbis dosierte Provokationen im Grenzgängerstreit

Gobbis dosierte Provokationen im Grenzgängerstreit

Da Berner Zeitung l Der Grenzgängerstreit zwischen Italien und dem Tessin beschäftigt nun auch Europa: Rom will, dass die EU ein Verfahren gegen die Schweiz eröffnet. Hintergrund ist eine Tessiner Steuererhöhung, die Grenzgänger benachteiligt. Solche Provokationen sind ganz im Sinne von Regierungspräsident Norman Gobbi.

Italien hat bei der EU-Kommission kürzlich formell die Eröffnung eines Verfahrens gegen die Schweiz beantragt. Das hat inzwischen auch das Staatssekretariat für internationale Finanzfragen in Bern bestätigt.

Die italienischen Behörden kritisieren die höhere Besteuerung von Grenzgängern aus Italien durch den Kanton Tessin, die seit dem 1. Januar in Kraft ist.

Im November hatte der Grosse Rat beschlossen, den Steuerfuss für alle Grenzgänger von 78 Prozent – dem Durchschnitt der Gemeindesteuersätze – auf 100 Prozent zu erhöhen. Bellinzona rechnet dadurch mit Mehreinnahmen in Höhe von jährlich rund 20 Millionen Franken.

Tessiner Arbeitsmarkt

Italien sieht in der Regelung eine Diskriminierung und Verletzung des Personenfreizügigkeitsabkommens, welches die Gleichbehandlung von Schweizern und EU-Bürgern garantiert.

Die von Rom kritisierte Steuerfusserhöhung gehört zu einer ganzen Reihe von Massnahmen, Vorstössen und Plänen, mit denen der Kanton Tessin nach der wuchtigen Annahme der Masseneinwanderungsinitiative vom 9.Februar 2014 die Handlungsfähigkeit in der Grenzgängerfrage zurückzugewinnen erhofft. In ihrer Gesamtheit sind es Versuche, den Tessiner Arbeitsmarkt weniger attraktiv für Grenzgänger zu machen.

Keine Trendwende

Bisher allerdings ohne messbaren Erfolg, die Zahl der Grenzgängerinnen und Grenzgänger steigt weiter an. Sie hat sich in den letzten 14 Jahren verdoppelt. Aktuell sind im Tessin knapp 62’000 Grenzgänger beschäftigt (vgl. Grafik). Jeder vierte Erwerbstätige quert also morgens und abends die Landesgrenze.

Im letzten Quartal 2014 ist die Grenzgängerzahl um fast 900 gesunken, der bisherige absolute Höchststand wurde im dritten Quartal 2014 mit 62’481 verzeichnet. Die Zahlen des ersten Quartals 2015 lassen vermuten, dass es sich dabei nicht um eine Trendwende handelte.

Am liebsten möchte das Tessin die Höchstzahlen für Grenzgänger selber festlegen. Der Ständerat hat in der Junisession eben eine entsprechende Standesinitiative des Kantons Tessin abgelehnt. Deren Inhalt wäre zudem kaum kompatibel mit der Personenfreizügigkeit.

Lohndumping und Verkehr

Die Grenzgängerfrage ist im Tessin seit Jahren ein Dauerbrenner. Heiss diskutierte Themen sind die Folgen des Lohndumpings und der tägliche Verkehrsinfarkt, mit dem sich vor allem das Südtessin konfrontiert sieht.

Die Vagheit in der im Januar erzielten Grundsatzeinigung zwischen Italien und der Schweiz (vgl. Infobox) was die künftige Besteuerung der Grenzgänger betrifft, stösst im Tessin auf Argwohn. Darin vorgesehen ist eine Klausel, die das absehbare neue Abkommen hinfällig macht, falls die Schweiz – als Folge des 9.Februar – dereinst eine Kontingentssystem einführen sollte. Ausserdem befürchtet man, dass der Kanton Tessin am Ende doch nicht mehr Geld in seine Kasse bekommen wird.

Um den Druck auf Bern in diesem Dossier zu erhöhen, wollten die beiden Lega-Vertreter in der fünfköpfigen Kantonsregierung Ende Juni das Protestsignal von 2011 wiederholen und die Überweisung der Grenzgängersteuergelder an Italien erneut blockieren. Doch sie wurden von ihren drei Kollegen überstimmt: Diese wollen nicht, dass man Bundesrätin Eveline Widmer-Schlumpf in der die Schlussphase der Grenzgängergespräche zusätzliche Hindernisse in den Weg legt.

Die Mutter aller Übel

Die Lega stellt mit Norman Gobbi derzeit auch den Regierungspräsidenten. Er nutzt jede Gelegenheit, um auf die verheerenden negativen Folgen der Personenfreizügigkeit fürs Tessin und generell auf dessen exponierte Lage hinzuweisen.

Der 38-Jährige verfolgt dabei eine Strategie der dosierten Provokation. Für eine erneute Blockade etwa warb er im Juni so: «Manchmal können nur aufsehenerregende Handlungen konkrete Folgen zeitigen.» Sie sei der «letzte Trumpf in unseren Händen». Kurz darauf sorgte er mit einer ganz anderen Forderung landesweit für Schlagzeilen: Man müsse eine vorübergehende Grenzschliessung ins Auge fassen, falls der «Andrang der Asylsuchenden aus Italien» anhalte.

Regierungspräsident Gobbi pflegt mit seiner kämpferischen Rhetorik das Lega-Image als wahre Hüterin der Interessen des Kantons. Damit gibt er auch die Parteilinie für den Wahlkampf vor: Die Lega will im Herbst mindestens ihre beiden Sitze im Nationalrat verteidigen. Die Personenfreizügigkeit ist in dieser Strategie sozusagen die Mutter aller Übel.

Hausgemachte Schikanen

Gobbi schreckt vor gezielten Kompetenzüberschreitungen nicht zurück. Im April hatte das von ihm geleitete Justiz- und Polizeidepartement verfügt, dass alle Antragsteller für eine Aufenthaltsbewilligung ab sofort einen Strafregisterauszug vorweisen müssen.

Die befristete Regelung trifft vor allem italienische Grenzgänger. Das Staatssekretariat für Migration erklärte den Tessiner Vorstoss jedoch kürzlich in einem Schreiben an Gobbi als nicht vereinbar mit der Personenfreizügigkeit.

Direkt bei Gobbi über die Verschärfung beschwert hat sich auch Roberto Maroni, Lega-Regionalpräsident der Lombardei. Das sei eine «ungerechtfertigte Benachteiligung, die zu Spannungen führen wird», warnte der frühere italienische Innenminister kürzlich bei einem Treffen mit Gobbi in Como.

Italiens Aussenminister Paolo Gentiloni wiederum hatte bei seinem Besuch in Bern Ende Mai gesagt, man plane zwar keine Gegenmassnahme, doch eine derartige Regelung «könnte in der öffentlichen Meinung in Italien leicht zu negativen Reaktionen führen».

Gobbi spielt auf Zeit

Doch Gobbi hat unbeirrt die Stimmung im Tessin im Blick und spielt auf Zeit. Man bereite «in den kommenden Wochen» eine Stellungnahme an Bern vor, teilte eine Departementssprecherin letzte Woche mit. Gut möglich, dass Gobbi die «befristete Regelung» im Herbst wieder aufhebt – ihre mediale und institutionelle Wirkung hat sie gehabt.

Im Falle der Grenzgängersteuersatzes aber hat Italien reagiert. Bern hat nun zwei Monate Zeit, um Brüssel den Grossratsbeschluss aus dem Tessin zu erklären. Sollte die EU-Kommission dann tatsächlich ein Verfahren eröffnen, könnte der Schweiz als Strafe beispielsweise eine Busse auferlegt werden.

Oder das Tessiner Parlament beugt sich nochmals über die Vorlage und korrigiert die umstrittene Steuererhöhung. Oder man lebt einfach damit. Dafür ist gerade Italien ein leuchtendes Beispiel: Gegen Rom sind bei der Europäischen Union aktuell rund hundert Verfahren hängig.

Von Andreas Saurer
Bild: Pablo Gianinazzi

http://tt.bernerzeitung.ch/schweiz/standard/Gobbis-dosierte-Provokationen-im-Grenzgaengerstreit/story/17535010

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

Da rts.ch l Berne doit mieux aider le Tessin face aux millions d’Italiens en quête de travail, ont estimé vendredi le chef du gouvernement Norman Gobbi et le Vert Sergio Savoia, lors d’une émission de la RTS à Chiasso.
“Notre canton de 400’000 habitants ne peut pas faire face à des millions d’Italiens disposés à travailler pour un salaire trois fois plus bas que le nôtre”, a clamé Sergio Savoia, coordinateur des Verts. “Il y a 10 millions de personnes en Lombardie et 4 millions de personnes dans le Piémont voisins”, a-t-il rappelé, tandis que les candidatures pour un poste peuvent venir de toute l’Italie, Sicile comprise.

“En plus, il ne s’agit plus seulement d’Italiens qui vont travailler dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, mais ce sont des jeunes spécialistes du secteur tertiaire, financier notamment”, a renchéri Norman Gobbi, président du gouvernement tessinois, issu des rangs de la Lega. “Un ingénieur qui sort de l’Ecole polytechnique de Milan attend un salaire de 1200 euros. Celui qui sort de Lausanne ou de Zurich attend au moins 6000 francs”, a-t-il poursuivi.

De l’autre côté de la frontière, une Italie en crise

“Les Confédérés pensent à l’Italie comme une destination de vacances, et non pas comme une machine industrielle. Pourtant c’est avec cette Italie-là qu’on partage la frontière. Et elle est en crise”, a déploré Sergio Savoia.

En effet, en Italie, 40% des moins de 35 ans n’ont pas de travail et s’ils ont en un, il s’agit d’un travail précaire. Nombre de personnes de cette tranche d’âge sont donc prêtes à faire un apprentissage pour 800 francs par mois. Et ceci est d’autant plus intéressant que ce cursus permet d’obtenir un diplôme suisse.

La libre-circulation énerve

“Si on a voté si fort contre l’immigration de masse et pour l’introduction de salaires minimums sectoriels, c’est surtout contre les frontaliers”, qui sont au nombre de 60’000, a résumé Norman Gobbi.

“Ce n’est pas vraiment la migration qui préoccupe les Tessinois”, a renchéri le Vert Sergio Savoia, “mais plutôt la libre-circulation”, qu’ils perçoivent “un peu comme un gros mot” en raison de ses effets socio-économiques.

Mieux gérer l’accès au marché du travail

Pour le président du gouvernement tessinois, il faut que la Berne fédérale prenne “des mesures de protection pour le canton, afin que le système d’accès au marché du travail soit mieux géré”.

Norman Gobbi a aussi plaidé pour que ce soit un Tessinois qui gère les relations avec l’Italie, notamment pour ce qui concerne les tractations sur les accords fiscaux. “Il faut quelqu’un qui a une vue d’ensemble à la fois sur la Suisse et sur la particularité de notre canton”, a-t-il précisé.

“Le Tessin n’est pas un pays fermé sur lui-même, mais il est préoccupé par son futur”, a conclu Sergio Savoia.

 

Le non à la LRTV, quelques explications

Les Tessinois ont voté non par 52% à la loi sur la radio-télévision, alors que le canton bénéficie beaucoup de la clé de répartition.

Pour Sergio Savoia, ancien journaliste à la SSR, ce refus est lié à la façon dont la radio-TV est gérée. “Dans la liste des fonctions à la RTSI, il y a un responsable des espaces vides”, a-t-il précisé en souriant.

Pour Norman Gobbi, de la Lega, il s’agit surtout d’un vote contre “les journalistes gauchistes”, “qui sont toujours critiques envers la population tessinoise lors des votations populaires, quand ils ont accepté l’initiative UDC contre l’immigration de masse ou lorsqu’ils soutiennent la Lega.

http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/6897008–nous-voulons-des-mesures-de-protection-pour-le-tessin-.html

Il perché di una decisione coraggiosa

Il perché di una decisione coraggiosa

Chi non ricorda Raffaele Sollecito, che ha ottenuto un permesso B nel nostro Cantone, omettendo nell’autocertificazione dei precedenti penali di indicare la sua situazione aperta con la giustizia italiana? Oppure il caso dell’ex operaio frontaliere delle officine FFS di Bellinzona, sospettato di essere a capo di una cellula locale della Ndrangheta? O ancora, il giovane italo-dominicano che ha aggredito brutalmente un sessantenne di Gordola, un giovane criminale che era già stato condannato nel nostro Paese a un anno di reclusione, oltre che implicato in una lunga serie di reati gravi, ma malgrado ciò, sempre residente sul nostro territorio? Tutti questi sono esempi che ci dicono che il sistema di controllo dei permessi per stranieri non funzionava e che occorreva quindi intervenire con i necessari correttivi.

Dall’inizio del mio mandato quale Direttore del Dipartimento delle istituzioni, responsabile dell’autorità cantonale che si occupa della concessione dei permessi, ho sin da subito cercato dei correttivi a questo genere di situazioni che tanto fanno indignare i cittadini, creando incredulità e confusione.

Nel settembre 2013, per evitare il ripresentarsi di situazioni come quella di Raffaele Sollecito, Christian Vitta per il Gruppo PLR, aveva presentato una mozione volta al miglioramento della procedura per la concessione di permessi di dimora, postulando una serie di verifiche e provvedimenti. Poiché nel frattempo erano già in atto dei correttivi da parte del mio Dipartimento, alla medesima è stata data risposta il dicembre scorso, invitando il Parlamento a respingerla. Inoltre, alcune misure proposte, come quella della deroga al diritto dei cittadini europei di ottenere un permesso di dimora per motivi di ordine pubblico, di pubblica sicurezza e di pubblica sanità, erano state ritenute improponibili, siccome non conformi all’Accordo sulla libera circolazione. Ottenere l’estratto del casellario giudiziale per motivi legati all’ordine e alla sicurezza pubblici deve difatti essere giustificato da fatti concreti.

Una risposta questa, corretta giuridicamente, ma difficilmente condivisibile quando accadono degli episodi criminali come quello di Novazzano. E questa risposta mi riporta all’inizio del mio mandato nel 2011, quando chiesi di sostituire l’inutile autocertificazione con la presentazione dell’estratto del casellario giudiziale del Paese di provenienza del richiedente, così da poter valutare gli eventuali precedenti. La risposta da parte dei giuristi del Dipartimento fu chiara, non si poteva fare poiché occorreva attenersi a quanto disposto dall’Accordo sulla libera circolazione, che non permette la richiesta sistematica dell’estratto del casellario giudiziale. Questo “no”, ripetutomi tante volte come un mantra in questi quattro anni, non mi ha comunque dissuaso dall’intervenire per correggere la situazione.
E allora ho messo in atto una vera e propria strategia di controllo volta a contrastare efficacemente le situazioni di abuso: abbiamo incrementato i controlli ridefinendo le priorità operative dell’Ufficio della migrazione, abbiamo favorito lo scambio di informazioni tra le varie autorità cantonali (in particolare: Polizia, Istituto delle assicurazioni sociali, Ufficio del sostegno sociale e dell’inserimento, Ufficio delle prestazioni complementari, Cassa cantonale di compensazione per gli assegni AFI/API, Sezione del lavoro per il tramite degli Uffici di collocamento, ecc.), abbiamo altresì sensibilizzato i Comuni a segnalare casi dubbi, fornendo loro anche una linea telefonica preferenziale per farlo. Ho poi voluto che la richiesta di rinnovo o concessione dei permessi comprendesse della documentazione aggiuntiva, quale il contratto di lavoro, l’indicazione dello stipendio preciso, il contratto di affitto e la dichiarazione del proprietario dell’alloggio d’essere d’accordo che altre persone straniere, oltre al locatore, vivano nell’appartamento, tutta documentazione che Berna e Bruxelles ci hanno cortesemente invitato in più occasioni a non richiedere. Ho inoltre riorganizzato l’Ufficio della migrazione creando un servizio specifico che monitora i casi dubbi segnalati da varie autorità cantonali, ma anche dai tanti cittadini sensibili agli abusi. E questo nuovo servizio sta svolgendo con profitto il proprio importante compito: dall’inizio della propria attività il 1. ottobre 2014 a fine febbraio, in soli cinque mesi, il Settore giuridico ha esaminato 415 pratiche, che in 37 casi hanno portato alla revoca del permesso di soggiorno, mentre in 18 casi si è proceduto a non rinnovare oppure a non rilasciare un permesso. Le decisioni di ammonimento emesse, il primo passo verso una revoca o non rinnovo, sono inoltre state oltre 500.

Tutte misure queste, che stanno dando i loro frutti. Ma non basta. Non basta perché ancora la scorsa settimana è avvenuto quanto non deve accadere. Tra i presunti autori della rapina di Novazzano, vi erano degli stranieri beneficiari di un permesso B, oltretutto, uno dei quali con un permesso revocato e peraltro, condannato per un reato simile in passato. E allora, questo ennesimo caso mi ha portato ad andare oltre ai tanti “no, non si può fare” e a prendere una decisione coraggiosa, andando così oltre ai limiti restrittivi imposti dall’Accordo sulla libera circolazione, come ha saputo fare il Popolo svizzero, e il 68% dei Ticinesi, accettando l’iniziatica del 9 febbraio 2014. Da inizio aprile, i cittadini stranieri che chiedono il rilascio oppure il rinnovo di un permesso di dimora (B) o di un permesso per frontalieri (G) devono dunque allegare alla domanda anche il certificato del casellario giudiziale del loro Paese di provenienza. Un provvedimento straordinario, che ho ordinato per tutelare la sicurezza e l’ordine pubblico del nostro Cantone e dei Ticinesi, ben cosciente che questa limitazione dei diritti conferiti dall’Accordo sulla libera circolazione, giuridicamente, sia discutibile. Un provvedimento di polizia forse azzardato, motivato tuttavia dalla minaccia che costituiscono personaggi come quelli della rapina di Novazzano per la nostra sicurezza.
Alcuni casi accertati nelle ultime settimane, e, da ultimo, la rapina di Novazzano, hanno dimostrato come per tutelare i cittadini ticinesi e il nostro territorio, occorreva intervenire con ulteriori provvedimenti eccezionali e quindi con decisioni ferme. Il dicembre scorso, quando abbiamo presentato la risposta alla mozione Vitta, la situazione non era ancora giunta al punto da giustificare una misura del genere.

Leggo la fermezza con cui Christian Vitta è intervenuto nel dibattito in modo positivo. Non posso quindi che compiacermi, se Christian Vitta, il Gruppo PLR, così pure tutti gli altri esponenti politici, sapranno sostenermi anche di fronte a Berna, in questa mia decisione coraggiosa, benché scomoda, a tutela della sicurezza dei Ticinesi. Mi aspetto inoltre che in futuro, sia in Governo sia in Parlamento, i rappresentanti del PLR sosterranno le misure che dovranno essere introdotte a tutela della sicurezza del Ticino e Ticinesi senza troppe remore, anche se queste andranno a infastidire o a contrariare i sostenitori degli accordi bilaterali a ogni costo.